Assurance décennale électricien

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Obligation légale — Article L243-3 du Code des assurances

Exercer sans décennale expose à 75 000 € d'amende et 6 mois d'emprisonnement. En cas de sinistre, vous engagez votre responsabilité personnelle illimitée.

L'assurance décennale électricien est obligatoire pour tout professionnel réalisant des travaux d'installation électrique participant à la destination de l'ouvrage. Instituée par l'article 1792 du Code Civil, cette garantie couvre pendant 10 ans les vices et dommages compromettant la solidité du bâtiment ou le rendant impropre à son usage. Travailler sans décennale expose l'électricien à des sanctions pénales sévères : jusqu'à 75 000 € d'amende et 6 mois d'emprisonnement selon l'article L243-3 du Code des assurances. En cas de sinistre, le professionnel non assuré engage sa responsabilité personnelle illimitée, avec obligation d'indemniser les victimes sur son patrimoine propre, ce qui peut conduire à la faillite. La décennale électricien couvre spécifiquement les installations électriques structurelles : tableaux généraux et divisionnaires, réseaux encastrés dans les murs et planchers, alimentations techniques fixes pour chauffage et ventilation, systèmes domotiques intégrés au bâtiment, et installations de sécurité incendie. Les risques majeurs assurés incluent les incendies d'origine électrique (représentant 30 % des sinistres avec des coûts moyens de 50 000 à 200 000 €), les courts-circuits rendant l'installation inutilisable, et les non-conformités à la norme NFC 15-100 empêchant le raccordement ou créant des dangers pour les occupants. Le respect de cette norme constitue un prérequis indispensable pour obtenir l'assurance et valider la conformité des installations auprès du Consuel.

Travaux couverts & risques majeurs

La garantie décennale électricien couvre les installations électriques qui participent directement à la destination de l'ouvrage et dont la défaillance compromettrait la solidité du bâtiment ou le rendrait impropre à son usage.

Installations couvertes :

Tableaux électriques généraux et divisionnaires assurant la distribution et la protection des circuits. Tout vice affectant le tableau principal (défaut de protection différentielle, sous-dimensionnement, non-conformité NFC 15-100) engage la décennale si l'installation devient dangereuse ou inutilisable.

Réseaux électriques encastrés dans les murs, planchers et plafonds, constituant l'infrastructure fixe du bâtiment. Les câblages apparents ou facilement remplaçables ne relèvent généralement pas de la décennale, contrairement aux chemins de câbles techniques intégrés à la structure.

Alimentations techniques fixes pour chauffage, ventilation, climatisation, ascenseurs, portes automatiques et systèmes de sécurité incendie. Ces équipements sont indispensables au fonctionnement normal du bâtiment.

Domotique structurelle intégrée au bâtiment : gestion centralisée du chauffage, éclairage automatisé, contrôle d'accès, volets roulants électriques câblés. Les équipements amovibles type assistants vocaux ou prises connectées sont exclus.

Risques majeurs couverts :

Incendie d'origine électrique causé par un défaut d'installation : court-circuit, surcharge, absence de protection différentielle, câblage sous-dimensionné, mauvais serrage des connexions. Les incendies électriques représentent environ 30 % des sinistres décennale chez les électriciens et génèrent des coûts d'indemnisation entre 50 000 et 200 000 €.

Impropriété à destination : impossibilité d'utiliser le bâtiment en raison d'une installation électrique défaillante (absence de courant, disjonctions répétées, tensions non conformes, risques d'électrocution). Par exemple, un local commercial qui ne peut ouvrir faute d'électricité fonctionnelle.

Non-conformité à la norme NFC 15-100 entraînant un danger pour les occupants ou une impossibilité de raccordement au réseau. L'assureur peut refuser de couvrir les travaux réalisés en violation manifeste des normes.

Prix & facteurs d'influence

Le tarif de l'assurance décennale électricien varie considérablement selon plusieurs critères techniques et économiques.

Chiffre d'affaires annuel : principal critère tarifaire. Une micro-entreprise réalisant 30 000 € de CA paiera entre 600 et 900 € par an, tandis qu'une entreprise à 200 000 € de CA dépassera facilement 1 500 € annuels. Les assureurs appliquent généralement un taux de cotisation compris entre 1,5 % et 3 % du CA déclaré.

Taux d'encastrement des réseaux : plus les installations sont encastrées dans les structures du bâtiment, plus le risque assuré est élevé. Un électricien travaillant principalement sur des réseaux apparents ou en goulottes amovibles bénéficiera de tarifs inférieurs à celui qui réalise des saignées dans les murs porteurs et coule des câbles dans les dalles béton.

Type de clientèle et chantiers : les interventions en ERP (établissements recevant du public), locaux industriels ou immeubles de grande hauteur génèrent des majorations tarifaires en raison des normes de sécurité renforcées et des risques accrus. Les travaux en logements individuels sont généralement moins coûteux à assurer.

Domotique et installations critiques pour la sécurité : les systèmes de détection incendie, éclairages de sécurité, alimentations de secours et installations photovoltaïques intégrées au bâti entraînent des surprimes. L'assureur évalue la complexité technique et les conséquences potentielles d'une défaillance.

Conformité NFC 15-100 et certifications professionnelles : un électricien titulaire de la qualification Qualifelec ou RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) et présentant des PV de conformité Consuel systématiques peut négocier des réductions tarifaires de 10 à 15 %. À l'inverse, l'absence de qualification ou un historique de non-conformités augmente les primes.

Expérience professionnelle et historique de sinistres : un électricien débutant sans références paiera généralement 20 à 30 % plus cher qu'un professionnel établi avec 10 ans d'ancienneté sans sinistre. Un sinistre décennale antérieur peut doubler ou tripler le montant de la cotisation pendant 3 à 5 ans.

Franchise et plafonds de garantie : une franchise élevée (5 000 à 10 000 €) réduit la prime annuelle de 15 à 25 %. De même, limiter le plafond de garantie à 500 000 € au lieu de 1 500 000 € permet des économies substantielles, mais expose à un risque de sous-assurance sur les gros chantiers.

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Éligibilité & pièces à fournir

L'obtention de l'assurance décennale électricien nécessite la constitution d'un dossier complet démontrant la compétence professionnelle et la conformité réglementaire.

Documents administratifs obligatoires :

Extrait KBIS ou inscription au répertoire des métiers de moins de 3 mois prouvant l'immatriculation de l'entreprise. Les auto-entrepreneurs doivent fournir leur numéro SIRET et attestation URSSAF.

Attestation RC Professionnelle en cours de validité couvrant les dommages causés aux tiers pendant l'exécution des travaux. Certains assureurs proposent des packages RC Pro + Décennale à tarif préférentiel.

Relevé de sinistralité détaillant tous les sinistres décennale et RC Pro des 10 dernières années, avec description des faits, montants indemnisés et circonstances. L'absence de sinistre constitue un atout majeur dans la négociation tarifaire.

Documents techniques et professionnels :

Qualifications professionnelles : diplômes (CAP/BEP électricien, Bac Pro MELEC, BTS Électrotechnique), certificats Qualifelec, habilitations électriques BR, B2V, BC, attestations de formation continue. Les électriciens sans diplôme doivent justifier de 3 ans minimum d'expérience professionnelle.

Schémas électriques et plans de chantiers récents démontrant la qualité et la conformité des installations réalisées. Les assureurs apprécient particulièrement les plans détaillés avec légendes et respect des conventions graphiques.

PV de conformité Consuel (attestations C14, C15, C16 selon le type d'installation) validant le respect de la norme NFC 15-100. Ces documents sont quasi-systématiquement exigés par les assureurs pour les chantiers en logements neufs ou rénovations complètes.

Références de chantiers avec coordonnées des maîtres d'ouvrage, nature des travaux, montants, dates de réalisation et réceptions. Un portefeuille de références diversifiées renforce la crédibilité du dossier.

Description détaillée de l'activité : pourcentage du CA par type de travaux (neuf/rénovation/dépannage), zones géographiques d'intervention, nombre de salariés, sous-traitance éventuelle, équipements et matériels utilisés.

Délai de traitement : avec un dossier complet, l'assureur répond généralement sous 48 à 72 heures. Les dossiers incomplets ou présentant des sinistres antérieurs peuvent nécessiter 1 à 2 semaines d'instruction supplémentaire.

Attestation & vérification

L'attestation d'assurance décennale constitue la preuve contractuelle de la couverture et doit être systématiquement remise au maître d'ouvrage avant le début des travaux.

Contenu obligatoire de l'attestation :

Identification complète de l'assuré (nom ou raison sociale, SIRET, adresse), coordonnées de l'assureur et numéro de police d'assurance. Ces informations permettent la vérification de l'authenticité du document.

Période de validité précise avec dates de début et fin de garantie. Attention : la décennale doit être en vigueur au moment de l'ouverture du chantier et couvrir les 10 ans suivant la réception des travaux, même si le professionnel change d'assureur par la suite.

Activités couvertes détaillées : "travaux d'installation électrique dans les bâtiments d'habitation, tertiaires et industriels" ou formulations équivalentes. Une attestation trop générique ("tous travaux du bâtiment") peut être rejetée par les maîtres d'ouvrage exigeants.

Plafonds de garantie par sinistre et par année d'assurance, généralement compris entre 500 000 € et 3 000 000 € selon la taille de l'entreprise et les chantiers réalisés.

Procédure de vérification pour les maîtres d'ouvrage :

Contrôler la cohérence des dates : l'attestation doit couvrir l'intégralité de la période du chantier. Une assurance souscrite après le début des travaux ne couvre pas les ouvrages déjà réalisés.

Vérifier l'authenticité auprès de l'assureur en contactant directement la compagnie avec le numéro de police. Les fausses attestations sont sanctionnées pénalement (escroquerie) et exposent le professionnel à des poursuites.

Examiner les exclusions éventuelles mentionnées au verso ou dans les conditions particulières : certains contrats excluent les travaux photovoltaïques, les ERP, ou les installations dépassant une certaine puissance.

Conserver l'attestation pendant toute la durée des travaux et 10 ans après réception, en cas de contentieux ultérieur. Le maître d'ouvrage doit pouvoir prouver que l'électricien était bien assuré au moment des travaux.

Sanctions en cas de défaut d'attestation :

Le maître d'ouvrage peut légitimement refuser l'ouverture du chantier ou exiger l'arrêt immédiat des travaux en cours. Les acomptes déjà versés peuvent être bloqués jusqu'à régularisation.

En cas de sinistre sans assurance, l'électricien engage sa responsabilité personnelle illimitée et doit indemniser les victimes sur son patrimoine personnel, ce qui conduit fréquemment à la liquidation judiciaire.

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Cas particuliers

Certaines activités électriques présentent des spécificités techniques et assurantielles nécessitant une attention particulière.

Installations photovoltaïques :

Les panneaux solaires en intégration au bâti (remplacement de tuiles, étanchéité assurée par les modules) relèvent obligatoirement de la garantie décennale car ils participent à la fonction d'étanchéité de la toiture. Un défaut d'étanchéité ou un décollement des panneaux engage la responsabilité décennale de l'installateur.

Les installations en surimposition (panneaux posés sur la toiture existante sans modification de l'étanchéité) font l'objet de débats juridiques. Par prudence, la plupart des assureurs incluent cette activité dans la décennale, surtout si la puissance installée dépasse 3 kWc ou si l'installation est raccordée au bâtiment de façon permanente.

L'assureur exigera systématiquement la qualification RGE QualiPV ou équivalent, les plans de toiture, l'étude de faisabilité structurelle et les notices techniques des matériels installés. Les tarifs pour cette activité sont majorés de 30 à 50 % par rapport à l'électricité traditionnelle.

Établissements recevant du public (ERP) :

Les contraintes de sécurité renforcées imposent une documentation exhaustive : arrêté du 19 novembre 2001, vérifications périodiques obligatoires, schémas unifilaires et de principe détaillés, attestations de conformité délivrées par des organismes agréés.

L'assureur peut exiger une visite préalable du chantier et impose généralement des plafonds de garantie minimums (1 000 000 € par sinistre) en raison des risques accrus liés à la fréquentation du public. Les primes sont majorées de 40 à 80 % par rapport aux travaux en habitat individuel.

Les électriciens intervenant régulièrement en ERP doivent privilégier des contrats spécialisés avec des assureurs habitués à ce type de risques (Allianz, AXA, SMABTP).

Domotique et installations intelligentes :

Les systèmes de gestion technique du bâtiment (GTB), de supervision énergétique, de contrôle d'accès centralisé ou de détection incendie adressable constituent des installations structurelles relevant de la décennale lorsqu'ils sont câblés de façon permanente et participent au fonctionnement du bâtiment.

L'assureur distinguera les équipements fixes intégrés (câblage KNX, bus de communication, automates programmables) des appareils amovibles (thermostats connectés enfichables, prises intelligentes). Seuls les premiers relèvent de la décennale.

Cette activité nécessite des qualifications spécifiques (certifications constructeurs KNX, Somfy, Legrand) et génère des surprimes de 20 à 40 % en raison de la complexité technique et du risque de dysfonctionnements.

Bornes de recharge pour véhicules électriques :

Les installations fixes en immeuble collectif, parkings d'entreprise ou voirie publique relèvent de la décennale lorsqu'elles sont intégrées à l'infrastructure électrique du bâtiment avec raccordement définitif au tableau général.

L'assureur exigera la qualification IRVE (Infrastructure de Recharge pour Véhicules Électriques) et les attestations de conformité. Les tarifs sont généralement alignés sur l'électricité tertiaire classique.

Tarifs indicatifs électricien en 2026

Profil électricienCA 50 000 €CA 100 000 €CA 200 000 €
Sans sinistre antérieur~75 €/mois~80 €/mois~130 €/mois
Avec sinistre décennale~120 €/mois~140 €/mois~200 €/mois
Auto-entrepreneur sans sinistre~65 €/mois~75 €/mois~110 €/mois

Tarifs indicatifs 2026 basés sur des cotisations annuelles moyennes : CA 50K = 900 €, CA 100K = 950 €, CA 200K = 1 550 €. Les montants varient selon l'assureur, les qualifications professionnelles, le type de chantiers et l'historique de sinistralité. Demandez plusieurs devis pour comparer les offres.

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Sinistres fréquents chez l'électricien

Les sinistres décennale en électricité génèrent des coûts d'indemnisation élevés et impactent durablement la réputation professionnelle et les tarifs d'assurance.

Incendie d'origine électrique :

Premier motif de sinistre décennale chez les électriciens, représentant 35 à 40 % des déclarations. Les causes principales incluent les courts-circuits dus à un mauvais serrage des connexions, les surcharges par sous-dimensionnement des câbles, l'absence ou le dysfonctionnement des protections différentielles 30 mA, et les défauts d'isolement des conducteurs.

Coût moyen d'indemnisation : entre 50 000 et 200 000 € selon l'étendue des dégâts (destruction partielle ou totale du bâtiment, relogement des occupants, pertes d'exploitation pour les locaux professionnels). Les sinistres les plus graves dépassent 500 000 € et peuvent atteindre plusieurs millions d'euros en cas de victimes.

Conséquences pour l'électricien : outre l'impact psychologique, un sinistre incendie entraîne un doublement ou triplement de la prime d'assurance pendant 3 à 5 ans, des difficultés à trouver un nouvel assureur en cas de résiliation, et une atteinte durable à la réputation professionnelle.

Court-circuit et défaillances d'installations :

Dysfonctionnements répétés du tableau électrique, disjonctions intempestives rendant le logement inhabitable, tensions non conformes endommageant les équipements électroménagers. Ces sinistres résultent souvent d'erreurs de dimensionnement (câbles sous-calibrés, disjoncteurs inadaptés), de mauvaises connexions (dominos mal serrés, bornes oxydées) ou d'oublis (absence de liaison équipotentielle dans les salles d'eau).

Coût moyen : 10 000 à 40 000 € incluant le remplacement complet de l'installation défaillante, la réfection des revêtements pour accéder aux réseaux encastrés, l'indemnisation des équipements endommagés et les frais annexes (expertises, hébergement provisoire).

Non-conformité à la norme NFC 15-100 :

Installation refusée par le Consuel ou détectée lors d'un contrôle ultérieur, empêchant le raccordement au réseau Enedis ou la mise en service du bâtiment. Les non-conformités critiques incluent l'absence de dispositif différentiel 30 mA sur les circuits de salle de bain, le non-respect des volumes de sécurité autour des points d'eau, l'utilisation de matériels non certifiés CE, et l'absence de schémas électriques.

Coût moyen : 15 000 à 50 000 € pour la mise en conformité complète, avec dépose et repose des équipements, réalisation de nouvelles saignées, remplacement du tableau électrique et des protections.

Défaut de protection différentielle :

Absence ou dysfonctionnement du dispositif différentiel 30 mA obligatoire, exposant les occupants à des risques d'électrocution en cas de défaut d'isolement. Ce sinistre engage systématiquement la responsabilité pénale de l'électricien en cas d'accident corporel.

Coût moyen : 8 000 à 25 000 € pour la mise en conformité, augmenté de dommages et intérêts substantiels (50 000 à 300 000 €) en cas de blessure ou décès d'un occupant.

Prévention des sinistres :

Respect scrupuleux de la norme NFC 15-100 et des règles de l'art, contrôle systématique des installations avant mise en service, utilisation de matériels certifiés NF ou CE, formation continue aux évolutions normatives, et tenue à jour d'un dossier technique complet (schémas, notices, PV de contrôle).

Décennale électricien avec sinistre : est-ce possible ?

Obtenir ou renouveler une assurance décennale après un sinistre reste possible, mais nécessite une démarche adaptée et implique des conditions tarifaires et contractuelles spécifiques.

Réaction des assureurs face aux sinistres :

Un sinistre décennale déclaré n'entraîne pas automatiquement l'exclusion du marché assurantiel, mais l'assureur actuel peut décider de résilier le contrat à échéance ou d'appliquer une majoration substantielle (doublement ou triplement de la prime). Les assureurs classiques (mutuelles du BTP, grands groupes) privilégient les profils sans sinistre et se montrent réticents à assurer les électriciens ayant déclaré un sinistre récent.

Démarche pour obtenir une nouvelle couverture :

Transparence absolue : déclarer spontanément le sinistre dans le formulaire de souscription avec description factuelle des circonstances, montant indemnisé ou provisionné, et mesures correctives mises en œuvre. Toute dissimulation constitue une fausse déclaration entraînant la nullité du contrat et le refus d'indemnisation des sinistres futurs.

Constitution d'un dossier renforcé : multiplier les preuves de compétence professionnelle (qualifications Qualifelec, certifications constructeurs, formations récentes), présenter des références de chantiers récents sans problème, fournir des attestations de clients satisfaits et démontrer la mise en place de procédures qualité (check-lists de contrôle, traçabilité documentaire).

Solliciter des assureurs spécialisés : certaines compagnies (Socamut, April, Allianz Pro BTP) acceptent les profils à sinistres moyennant des conditions adaptées. Les courtiers spécialisés en assurance construction disposent d'accès à des assureurs de niche acceptant les risques aggravés.

Conditions tarifaires et contractuelles :

Majoration de prime : un sinistre récent (moins de 3 ans) entraîne généralement une augmentation de 50 à 150 % de la cotisation annuelle. Un électricien payant habituellement 950 € peut voir sa prime grimper à 1 500-2 400 €. Cette majoration diminue progressivement si aucun nouveau sinistre n'intervient (réduction de 10 à 20 % par an).

Franchise élevée : l'assureur impose souvent une franchise de 10 000 à 20 000 € au lieu des 3 000-5 000 € habituels, transférant une partie du risque sur l'assuré.

Exclusions spécifiques : certains contrats post-sinistre excluent temporairement les activités ayant généré le sinistre antérieur (photovoltaïque, ERP, domotique) ou plafonnent les garanties à 500 000 € au lieu de 1 500 000 €.

Période probatoire : engagement de l'assuré à respecter des procédures de contrôle renforcées (photos systématiques des installations, PV de conformité Consuel obligatoires, déclaration préalable des chantiers dépassant un certain montant).

Délais et stratégie :

Anticiper le renouvellement 2 à 3 mois avant l'échéance du contrat actuel pour disposer de temps suffisant pour prospecter plusieurs assureurs. Ne jamais interrompre la couverture, même temporairement, car cela aggrave le profil de risque et rend la réassurance encore plus difficile.

Accepter des solutions temporaires (contrat 1 an au lieu de 3 ans, garanties réduites) en attendant de reconstituer un historique positif permettant de négocier de meilleures conditions.

Possibilité de regroupement : certains syndicats professionnels (FFIE, CAPEB) négocient des contrats groupe permettant l'assurance de leurs adhérents même avec sinistres, moyennant cotisation syndicale et respect d'une charte qualité.

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Délai d'obtention

Le délai d'obtention de l'attestation d'assurance décennale électricien varie considérablement selon la qualité du dossier, le profil de risque et l'assureur sollicité.

Délais standards :

Dossier complet sans sinistre : 2 à 5 jours ouvrés entre le dépôt du dossier complet et l'émission de l'attestation. Les assureurs digitaux (Orus, WeSur) proposent des délais réduits à 24-48 heures moyennant des tarifs légèrement supérieurs.

Dossier avec demande d'informations complémentaires : 1 à 2 semaines si l'assureur sollicite des documents additionnels (précisions sur certains chantiers, justificatifs de qualification, explications sur un sinistre ancien). Chaque échange rallonge le délai de 2 à 3 jours.

Dossier avec sinistre antérieur ou activité à risque : 3 à 4 semaines incluant l'examen approfondi par le service souscription, la consultation éventuelle du réassureur, et la négociation des conditions particulières (franchise, exclusions, majoration).

Principaux blocages et solutions :

Documents manquants ou incomplets : vérifier la check-list fournie par l'assureur et constituer le dossier complet dès la première soumission. Les pièces fréquemment oubliées incluent le relevé de sinistralité, les PV de conformité Consuel, les attestations de qualification professionnelle et les références de chantiers détaillées.

Sinistralité élevée ou absence d'historique : un électricien débutant sans références ou un professionnel ayant déclaré plusieurs sinistres décennale devra multiplier les demandes (5 à 10 assureurs) et accepter des délais plus longs. La solution consiste à passer par un courtier spécialisé disposant d'accès à des assureurs de niche.

Activités spécifiques non couvertes en standard : les installations photovoltaïques en intégration au bâti, les travaux en ERP de catégorie 1-2, ou les chantiers dépassant certains montants nécessitent une étude technique préalable rallongeant le délai de 1 à 3 semaines. Anticiper en soumettant le dossier avec plans et descriptifs détaillés.

Période de forte activité : en fin d'année (novembre-décembre) et en début de saison (mars-avril), les services de souscription des assureurs sont saturés et les délais peuvent doubler. Privilégier les périodes creuses (juillet-août, janvier-février) pour optimiser les délais et la qualité du service.

Conseils pour accélérer l'obtention :

Préparer un dossier exhaustif : rassembler tous les documents avant la première prise de contact, numériser les pièces en haute qualité (PDF lisibles), organiser les fichiers par catégories (administratif, technique, références) pour faciliter le traitement.

Privilégier les assureurs digitaux pour les profils standards : les plateformes en ligne automatisent une partie de l'instruction et proposent des délais compressés. Attention toutefois aux exclusions et aux plafonds de garantie parfois moins généreux que les assureurs traditionnels.

Solliciter un courtier spécialisé pour les profils complexes : le courtier connaît les appétences de chaque assureur et oriente directement vers ceux susceptibles d'accepter le dossier rapidement. Il gère également les échanges et relances, libérant du temps pour l'électricien.

Anticiper les échéances : ne jamais attendre le dernier moment pour souscrire ou renouveler. Commencer les démarches 2 mois avant le début du chantier ou l'échéance du contrat actuel pour disposer d'une marge de sécurité.

Vérifier la validité immédiate : certaines polices prévoient un délai de carence de 15 jours entre la signature et la prise d'effet. Demander explicitement une prise d'effet immédiate si le chantier débute rapidement.

Questions fréquentes

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